Aujourd’hui…
Journée du 8 mars
Femmes: l'arme du cartable
L'accès à l'éducation est, pour elles, le meilleur moyen de combattre les discriminations, contre lesquelles l'ONU mobilise
Officialisée par les Nations unies en 1977, la Journée internationale de la femme donne lieu, rituellement, le 8 mars, à une multiplicité de manifestations.
Les discriminations qui frappent le sexe féminin sont si diverses, si accablantes, si absurdes souvent qu'on peut dévider sans fin la litanie des combats à mener: mariages forcés, crimes d'honneur, viols, trafic de prostituées, claustration et port obligatoire du voile.
Sans oublier les mutilations sexuelles, dévastatrices, comme le rappelle le livre consacré par Hubert Prolongeau au chirurgien Pierre Foldes, qui, en France, tente de restaurer des sexes abîmés (Victoire sur l'excision, Albin Michel).
Mais la meilleure arme, contre ces fléaux, n'est pas l'incantation. C'est l'éducation.
Le cercle vicieux de la pauvreté
Quand les filles seront allées massivement à l'école, elles n'accepteront plus d'être traitées comme des citoyennes de seconde zone et ne laisseront pas ronger leurs propres filles par la maltraitance sociale et culturelle, la culpabilité d'exister, le manque d'ambition. Selon le Programme des Nations unies pour le développement, le taux d'alphabétisation des femmes stagne encore dans les pays arabes et africains (50%) et pis encore en Asie du Sud-Est (40%).
C'est la pauvreté qui, généralement, retient les filles loin de l'école ou les en arrache: les frais de scolarité sont trop élevés, ou leurs parents les mettent au travail.
Ce sont elles qu'on sacrifie d'abord. Mais c'est un cercle vicieux: pour réduire la pauvreté, il faut que les filles soient instruites, martèle Carol Bellamy, directrice générale de l'Unicef.
Pour la Paix .....
Rose...
Pas question de travailler,
C’est notre Fête.