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Le Lac ...

Publié le par ROSE

 

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Voici une poésie reçu par Patrick . ( Le ch'timi )

 

Cliquer sur le lien : http://letempsdescerises59.over-blog.com/

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Méditations poétiques (1820)

 

« Le Lac »

 

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,

Dans la nuit éternelle emportée sans retour,

Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges

Jeter l’ancre un seul jour ?

 

Ô lac ! L’année à peine a fini sa carrière,

Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,

Regarde ! Je viens seul m’asseoir sur cette pierre

Où tu la vis s’asseoir !

 

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,

10   Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,

Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes

Sur ses pieds adorés.

 

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;

On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,

Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence

Tes flots harmonieux.

 

 Tout à coup des accents inconnus à la terre

Du rivage charmé frappèrent les échos ;

Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère

20   Laissa tomber ces mots :

 

« Ô temps ! Suspends ton vol, et vous, heures propices !

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours !

 

« Assez de malheureux ici-bas vous implorent,

Coulez, coulez pour eux ;

Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;

Oubliez les heureux.

 

« Mais je demande en vain quelques moments encore,

30   Le temps m’échappe et fuit ;

Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore

Va dissiper la nuit.

 

« Aimons donc, aimons donc ! De l’heure fugitive,

 Hâtons-nous, jouissons !

L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;

Il coule, et nous passons ! »

 

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,

Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,

S’envolent loin de nous de la même vitesse

40   Que les jours de malheur ?

 

 Eh quoi ! N’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?

Quoi ! Passés pour jamais ! Quoi ! Tout entier perdu !

Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,

Ne nous les rendra plus !

 

 Éternité, néant, passé, sombres abîmes,

Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?

Parlez : nous rendez-vous ces extases sublimes

 Que vous nous ravissez ?

 

Ô lac ! Rochers muets ! Grottes ! Forêt obscure !

50   Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,

Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,

Au moins le souvenir !

 

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,

Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,

Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages

Qui pendent sur tes eaux.

 

 Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,

Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,

Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface

60   De ses molles clartés.

 

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,

Que les parfums légers de ton air embaumé,

Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,

Tout dise : Ils ont aimé !

 

Alphonse de Lamartine (1790-1869)

 

 Lire la suite sur : http://www.etudes-litteraires.com/lamartine.php#ixzz1OohINvBy

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danielle 13/06/2011 20:10



bonsoir ROSE


tu as raison Patrick tu là écrit c'est super je viens de le lire franchement Alphonse de Larmartine il savait écrire ,merci pour le nom de son blog ,par contre tu aimes les glicynes prends les
sur mon blog je ne peux pas te dire plus je viens de rentrer dans l'après midi passe une bonne soirée bises dan à bientôt